jeudi 23 février 2017

Résume de la conférence « Israël-Palestine, quelles raisons d’espérer ? » de Florence et Michel Taubmann

Par Dov Fitoussi et Florence Taubmann
Poissy (Yvelines), 2 Février 2017.
« Israël-Palestine, quelles raisons d’espérer ? » est le thème inhabituel proposé par l’Amitié Judéo-Chrétienne de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), sur une initiative de la communauté protestante de Poissy, avec deux personnalités invitées, les époux Florence et Michel Taubmann.
Le pasteur Florence Taubmann est une habituée des AJC, puisqu’elle en était la précédente présidente nationale. Son époux, Michel Taubmann, écrivain et journaliste, est aujourd’hui éditorialiste politique sur la chaîne d’informations israélienne i24[1].
Rappel historiqueLe but de cette conférence (voir ici) n’était pas seulement d’apporter le témoignage d’une chrétienne ayant vécu en Israël. Florence Taubmanna rappelé l’historique du sionisme, mouvement doté de trois dimensions : d’abord politique, puis, selon l’écrivain Léo Strauss qu’elle a cité, culturel et enfin religieux. Cette dimension religieuse a surgi avec plus de force depuis la guerre de 1967 et ses conséquences : ce que le droit international appelle « occupation » de la Cisjordanie alors que pour beaucoup de Juifs, il s’agit de la « libération » non seulement de la partie juive de la vieille ville de Jérusalem, qui leur était interdite par l’occupant jordanien, mais aussi des terres bibliques de Judée-Samarie qui constituent le berceau de leur peuple. La négation de l’existence même d’un lien entre le peuple juif et Jérusalem, portée par les Etats musulmans et entérinée récemment par une résolution de l’Unesco, ne peut que rendre insoluble le conflit.
ajcf-st-germainConflit israélo-palestinien : graines d’espoirDes raisons d’espérer existent, quant à la fin de ce conflit. Florence Taubmann en donne trois éléments L’épuisement moral lié à la guerre, selon le professeur de sciences politiques Denis Charbit, est un courant puissant, des deux côtés pour arriver à une solution. Cet épuisement moral est sans doute le moteur du mouvement des femmes pour la paix qui ne cesse de prendre de l’ampleur et regroupe des femmes israéliennes et palestiniennes au-delà de tous les clivages nationaux, politiques et religieux.
  • La coopération économique qui s’approfondit augure bien d’un avenir commun entre les deux peuples. Elle est illustrée par des accords pour l’équipement des territoires en infrastructures telles que l’électricité, l’Internet 3G ,etc… Ainsi, l’accord sur l’eau signé en janvier 2017 entre l’Autorité palestinienne et Israël, garantit un approvisionnement durable et massif aux Palestiniens pour les vingt prochaines années. La pénurie d’eau est un problème pour les Palestiniens comme pour les Israéliens dont les sources sont moins importantes que dans d’autres pays de la région. Mais, contrairement à une propagande malveillante la situation dans ce domaine ne cesse de s’améliorer. En 1967, 4 communes seulement sur 700 en Cisjordanie étaient reliées à l’eau courante. Aujourd’hui quasiment aucun village ne manque d’eau potable.
  • Des expériences communes israélo-palestiniennes, comme celle du Rabbin Schlesinger et son « Friends of Roots».
Michel Taubmann
Michel Taubmann
Puis vint Michel TaubmannMichel Taubmann (MT) rappela qu’il ne fallait jamais fermer les yeux devant la moindre atteinte aux droits de l’Homme et que la situation d’occupation qui prévaut depuis 1967 entraine des atteintes aux droits des Palestiniens dénoncés y compris par des associations humanitaires israéliennes et des tribunaux israéliens. Le témoignage de Michel Taubmann (MT) porta sur des considérations beaucoup plus contemporaines sur la vie de tous les jours entre juifs et arabes. Il rappela tout d’abord que soixante dix ans de conflit n’ont pas empêché juifs et arabes de trouver un modus vivendi.
Mais il souligna aussi que malgré le conflit avec les Palestiniens, Israël demeure globalement un îlot de paix, de prospérité et de démocratie dans une région ravagée par les guerres et les dictatures. Israël est surtout le seul pays du Proche-Orient où cohabitent harmonieusement juifs, chrétiens et musulmans.
MT rappela que depuis 1973, aucune guerre conventionnelle n’avait opposé Israël et ses voisins et que les gouvernements arabes n’envisageaient plus de « jeter les Juifs à la mer » même si la haine des Juifs et d’Israël atteignait des niveaux inégalés dans les opinions publiques soumises à la propagande des mouvements islamistes. Sur le terrain, le conflit israélo-palestinien avait considérablement perdu en intensité, et que durant les deux dernières années les attentats terroristes avaient causé moins de victimes qu’en France.
Des éléments précis furent portés à la connaissance d’un public pas toujours au fait des réalités israéliennes :
  • Israël est une démocratie dotée d’institutions qui fonctionnent ;
  • Les citoyens arabes d’Israël, chrétiens et musulmans, qui constituent 21% de la population sont représentés au Parlement, et possèdent l’égalité des droits avec les autres citoyens;
  • L’arabe est la deuxième langue officielle du pays et le prénom le plus souvent attribué en 2016 à un bébé israélien est celui de …..Mohammed.
  • Il n’y a pas encore d’égalité totale Le revenu des Arabes est environ équivalent à 70% de celui des citoyens juifs. Mais les écarts se réduisent. Et les Arabes sont de plus en plus représentés à tous les niveaux : médecins, avocats, chefs d’entreprises. Le n°2 de la firme Apple, au niveau mondial, est un Israélien arabe, tout comme la « Miss Transgenre » israélienne, alors que le film sélectionné pour représenter Israël aux Oscars est en langue arabe. Symboliquement, c’est un membre arabe de la Cour suprême qui a envoyé en prison, pour sept ans, l’ ancien président Katsav, condamné pour viol.
  • L’armée est dotée de règles d’engagement strictes, et les soldats ne s’y conformant pas sont traduits en justice. MT a donné l’exemple du soldat Azaria qui a récemment été condamné pour avoir abattu un terroriste déjà neutralisé qui venait de tenter de poignarder d’autres soldats.
  • En réponse à une question du public, MT précisa que le droit au retour des réfugiés palestiniens dans un futur Etat palestinien serait tout à fait normal. Mais en revanche, demander le « droit au retour » de 5 millions de descendants de Palestiniens à l’intérieur d’Israël était une façon pour les dirigeants palestiniens de ne jamais signer d’accord de paix, ces réfugiés de 1948-49 étant maintenus pour des raisons politiques dans ce statut indigne par les Etats arabes. Michel Taubmann a expliqué que les descendants des Palestiniens devaient tirer un trait sur le passé au même titre que les descendants du million de Juifs contraints de quitter les pays musulmans depuis 1948.
  • Le mur de séparation en Cisjordanie fit également l’objet d’une question, et MT pointa le fait que ce mur avait été construit en réponse à l’intifada orchestrée par Yasser Arafat dans les semaines qui ont suivi la signature des accords d’Oslo, et qui se caractérisa par des attentats sanglants en Israël, essentiellement des autobus qui explosaient. La présence de ce mur a réduit considérablement le nombre d’attentats. Mais certains en Israël même soulignent que son efficacité est moindre que celle des services de sécurité palestiniens qui coopèrent avec Israël contre le terrorisme.
  • En réponse à la qualification des palestiniens de « résistants» MT expliqua que cette référence à la France occupée des années 1940-44 était totalement incongrue puisque les Palestiniens ont le droit de s’exprimer dans une presse libre, ont le droit de se réunir, de manifester, de saisir les tribunaux, autant de droits absolument absents de la France occupée par les nazis. Michel Taubmann, qui a écrit un livre et réalisé plusieurs documentaires sur la résistance antinazie insiste sur le fait que celle-ci ne s’est jamais attaquée à des civils y compris les familles d’officiers nazis stationnés en France.
Le lien à la terreComme le disait Florence Taubmann, beaucoup ne comprennent pas le lien qui unit les juifs à cette terre. Après tout, ne peut-on pas être juif n’importe où ? N’importe où probablement pas, mais vouloir connaître les juifs ne se résume pas à connaître leurs textes, leurs pratiques et leur rapport à la religion.
Florence Taubmann
Florence Taubmann
Conférence inhabituelle, donc. C’est tout à l’honneur de l’AJC de Saint Germain en Laye et de son président, Pascal Clicquot de Mentque, d’avoir osé sortir des sentiers battus de l’Amitié Judéo Chrétienne, et d’attaquer frontalement des questions indispensables à la connaissance mutuelle. DF&FT♦
[1] i24 est une chaîne émettant en trois langues : anglais, français, arabe. Elle est disponible en France auprès de Numéricable, Free, Orange, SFR et Bouygues. Tous les détails ici : http://www.i24news.tv/fr/canaux

Impressions sur le Conseil national de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France par Pascal Clicquot de Mentque

Dimanche 29 janvier 2017, Centre du Mouvement Juif Libéral de France (MJLF) – Paris
Dans un contexte international de plus en plus tendu et menaçant, des événements diplomatiques récents (résolutions de l’UNESCO et de l’ONU, derniers discours américains avant l’investiture de D. Trump, conférence internationale de Paris, contestation des nouvelles lois sur les constructions en Cisjordanie) ont replacé le conflit israélo-palestinien sous les feux de l’actualité, alors même qu’aucun fait militaire ou policier ne semble avoir pris une intensité particulière sur ces territoires, surtout si on les compare aux pays alentours, où se propagent depuis plusieurs années des violences d’une ampleur bien supérieure.
Le sionisme au cœur du Conseil National…L’Amitié Judéo-Chrétienne de France, qui a toujours manifesté son soutien au peuple juif, sans pour autant adopter un quelconque parti-pris politique, a souhaité mettre au cœur de son Conseil national (où se réunissent chaque année des représentants des AJC locales), la question du sionisme, qui semble cristalliser les reproches ou accusations envers Israël, au point de donner un prétexte commode à l’expression, plus ou moins consciente, plus ou moins masquée, d’un antisémitisme ancestral.
sens360Le thème abordé (« Sionisme et antisionisme »), était donc bienvenu, en particulier pour les membres juifs de nos associations qui ont toujours salué (particulièrement dans ces pages) les messages de Jacqueline Cuche, Présidente de l’AJCF, pour ses appels réguliers à la vigilance, dans chaque communiqué officiel ou à chaque assemblée des groupes au niveau national. Il a permis aux représentants locaux d’exprimer leur souhait d’intensifier des messages clairs et appropriés sur la situation, tous souhaitant éviter les départs désapprobateurs des uns ou les renoncements résignés des autres, qui pourraient mettre à mal un dialogue si fructueux.
Cette attente a été pleinement satisfaite dès le discours inaugural de Jacqueline Cuche, auquel ont souscrit tous les participants qui y ont trouvé les axes et les termes dont ils avaient besoin pour structurer les fondamentaux du dialogue judéo-chrétien sur Israël, en distinguant ce qui relève de la question de la Terre, de celles sur l’État et de la politique du gouvernement actuel de ce pays à l’identité singulière, mais confronté à des problèmes souvent similaires à tous les autres.
genese-4-9Quatre idées majeures émergent de ce discours visant à définir une juste attitude :
  • Expression d’une solidarité indéfectible, par une présence constante aux côtés des juifs quand ils se sentent seuls, sans porter aucun jugement politique inconditionnel ;
  • Dénonciation déterminée de toutes les atteintes à la vérité et la justice, en dévoilant aux yeux de nos institutions les présentations souvent tronquées, unilatérales et orientées qui sont faites sur la situation sur place ou ailleurs, au point de provoquer un acharnement diplomatique disproportionné, particulièrement dans les institutions internationales, aux résolutions difficiles à comprendre par leur grand nombre et leur orientation systématique ;
  • Rompre la chaine du silence et des usages abusifs sur les faits relatés, surtout lorsqu’ils amènent à des excès d’interprétation et raccourcis historiques et idéologiques, parvenant à faire oublier qu’Israël est la seule démocratie sachant garantir l’accès de tous à l’état de droit, dans cette région du monde dominée par les dictatures ou le chaos, au vrai détriment des peuples ;
  • Promouvoir les bonnes nouvelles, en témoignant des nombreuses initiatives et réalisations pour la paix civile, que des hommes et femmes de bonne volonté, de diverses nationalités, religions et cultures, sont capables de réaliser sur le terrain, dans un désintérêt total des médias.
…sans oublier le peuple palestinienBien entendu, il ne s’agit pas de dénier la réalité des souffrances des peuples, en particulier le peuple palestinien, qui, en leur propre sein ou du fait d’une situation sociale et politique déséquilibrée, attendent une amélioration de leur situation. Mais il est important que le combat contre l’ignorance, fléau principal s’abattant sur toutes les civilisations, s’appuie sur la capacité à trouver les vraies racines du mal, pour espérer la résolution d’un conflit si complexe. C’est justement ce que le dialogue dans l’amitié nous amène à faire, et particulièrement celui avec le peuple juif, qui s’est construit et préservé par sa capacité à transmettre non seulement un savoir, mais aussi le goût de l’analyse et de la discussion.
Le programme de la journée a ainsi permis aux groupes locaux de témoigner des difficultés concrètes qu’ils rencontrent pour établir le dialogue sur ce thème, au risque de ruptures qui pourraient être dommageables à leur existence même, tandis que d’autres ont pu montrer que certaines initiatives, en prenant le sujet bien en face, ont pu ouvrir des perspectives.
logo-en-verite-2-08-fond-rouge-202x75La conférence de l’historien Gil Mihaely sur l’histoire du sionisme a été l’occasion de comprendre comment un mouvement qui, à son époque contemporaine, se voulait à l’origine totalement laïque pour construire un mythe national et mener une action politique et militaire comme toutes les nations, s’est peu à peu transformé en revendication inspirée par un retour à la dimension religieuse sur la question de la Terre.
L’intervention du Père Michel Remaud, revenu en France après plus de trente cinq ans à Jérusalem, a permis de découvrir, par des petits faits vrais ou des impressions, non seulement la réalité de terrain, bien éloignée de ce que l’on peut s’en faire par médias interposés, mais aussi les raisons d’espérer en ce qui est plus qu’une coexistence entre les populations.
Notre groupe local a d’ailleurs pu apprécier la cohérence de cette approche quelques jours plus tard, grâce à une conférence de Florence Taubmann (pasteur et ex présidente l’AJCF) et son mari Michel (journaliste représentant permanent de la chaine TV i24 à Jérusalem) ayant pour thème « Israël-Palestine – Quelles raisons d’espérer ? ».
pascal-clicquot-de-mentqueCette réunion, riche en témoignages concrets et informations vraies, a certainement transformé le regard des nombreux adhérents et sympathisants, comme ce Conseil national qui marquera une étape dans l’histoire de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France, qui fêtera ses soixante-dix ans en 2018. PCM♦

vendredi 17 février 2017

Conférence du mercredi 7 mars 2017: Les courants du judaïsme par le rabbin Rivon Krygier


Présentation

Le Judaïsme vu naître différents courants qui ont émergé, évolué et parfois disparu au fil des siècles, pour des raisons autant internes qu’externes. Qu’en est-il aujourd’hui et comment le Judaïsme se situe face à la modernité ? Rivon Krygier, rabbin depuis 1991 de la communauté Adath Shalom de Paris, la première créée en France du mouvement massorti (conservative) né aux Etats-Unis, nous propose de développer ces questions traversant toutes les religions, mais auxquelles le peuple juif a su répondre dans les contextes particuliers qui ont marqué son histoire multimillénaire.

mercredi 4 janvier 2017

Lettre aux adhérents: Hanouckah et Noel 2016, voeux 2017

Lettre aux adhérents N°9 – Hanoukka et Noël 2016 - Vœux 2017

Chers amis,
Il est encore temps de vous souhaiter une bonne fin d’année, d’autant que les fêtes de Hanoukka et de Noël se retrouvent aux mêmes dates, comme nous le rappelle aussi, dans son récent message aux groupes locaux, la présidente de l’AJCF qui était venue à Saint-Germain en septembre dernier :
« Cette année, comme cela arrive de temps en temps, nos fêtes de Noël et Hanoukka coïncideront. Elles sont fort différentes, certes, et il n'est pas question pour nos amis juifs de fêter en quoi que ce soit la naissance de celui qui n'est pas pour eux le Sauveur, mais la proximité des symboles rattachés à ces deux fêtes m'a toujours frappée : nous fêterons, séparément, mais ensemble, la victoire de la lumière sur les ténèbres, en laquelle nous croyons les uns comme les autres, parce que, les uns comme les autres, nous plaçons notre confiance en celui qui nous accompagne (avec quelle discrétion cependant !) sur notre route... Puissions-nous tous marcher durant l'année 2017 en tenant ferme la main de la petite fille Espérance de mon cher Péguy ! » Jacqueline Cuche – Vœux 2017
Afin de permettre à chacun de comprendre le sens de ces deux fêtes et les liens qu’elles pourraient malgré tout avoir entre elles, le Père Jean Massonnet, Prix AJCF 2016, a mis en ligne sur le site de l’AJCF une poétique méditation sur Hanoukka et Noël 2016.
Jacqueline Cuche a aussi souhaité que nous transmettions les textes des réactions chrétiennes aux résolutions renouvelées de l'UNESCO, en union avec les juifs avec qui ils partagent une grande indignation devant cette tentative d’officialisation du déni, qui ne fait qu’éloigner les chances de renouer le moindre fil du dialogue.
L’année 2016 ayant été intense en joies, drames et espérance, il est difficile de tout relater dans cette lettre, mais vous pouvez parcourir, en lisant ou en écoutant, les différentes restitutions qui ont été mises en ligne sur le site d’ l’AJCF sur deux événements de cette année : le Congrès annuel de l'ICCJ à Philadelphie du 10 au 13 juillet 2016 et la Journée Edmond Fleg du 20 novembre 2016.
Enfin, nous avions déjà évoqué la session « Découvrir le Judaïsme, des Chrétiens à l’écoute » qui s’est tenue à Paray-Le-Monial du 12 au 17 juillet. Nous vous avions signalé qu’un documentaire en cours de tournage, qui devrait être diffusé à Pentecôte 2017 sur Kto, a besoin de financement pour aller trouver dans plusieurs endroits du monde des témoignages du dialogue judéo-chrétien. Son besoin de 10 000 € n’étant actuellement couvert qu’à 33 % avec moins d’une trentaine de donateurs, votre contribution lui serait précieuse pour poursuivre ce projet.
Nous sommes plus de 80 adhérents inscrits cette année : chaque participation de quelques dizaines d’euro aurait donc un effet significatif sur la réussite de ce projet auquel l’AJCF apporte tout son soutien, en invitant les groupes locaux à faire de même.
*
Cette année 2017 marquera le cinquième anniversaire de notre groupe de Saint-Germain en Laye et environs, même si nous n’oublions pas ce qu’il doit à l’activité du groupe antérieur qui, entre Saint-Germain et Maisons-Laffitte, a beaucoup œuvré pour les premières bases du dialogue et de la découverte réciproque, autour du Pasteur Jean-Claude Dubs et avec le soutien du Rabbin Philippe Haddad. Certains sont toujours membres de notre association et soutiennent fidèlement notre action : qu’ils soient loués et salués, ainsi que les membres d’honneur que vous avez bien voulu distinguer en 2016.
Le programme de conférences pour le premier semestre 2017 est pratiquement finalisé et nous pouvons d’ores et déjà vous inviter à retenir les dates suivantes dans vos agendas :
  • Le jeudi 2 février, à Poissy (Salle Blanche de Castille), le Pasteur Florence Taubmann, ancienne présidente de l’AJCF et son époux, le journaliste Michel Taubmann (correspondant permanent pour la chaine i24), viendront nous faire part de leur témoignage sur leurs années passées à Jérusalem et de leur réflexion sur les pistes pour une relance du dialogue dans la reconnaissance mutuelle entre Israël et Palestine.
  • Le mardi 7 mars, nous accueillerons le Rabbin Rivon Krygier qui viendra nous parler des divers courants du judaïsme.
  • Le mardi 25 avril, le Frère Louis-Marie Coudray, nouveau Directeur national du Service pour les relations avec le Judaïsme de la Conférence des évêques de France (successeur du Père Patrick Desbois), viendra évoquer ses 35 années au Monastère bénédictin d’Abu Gosh et le sens d’une présence monastique sur la terre d’Israël et dans le voisinage d’un village proche de Jérusalem et majoritairement musulman.
  • Le mercredi 14 juin, dans le cadre de notre assemblée générale annuelle à la Maison des Associations, nous recevrons Me Charles Meyer qui fera une conférence sur les sources bibliques des Droits de l’Homme.
Vous recevrez nos invitations au fur et à mesure, qui vous donneront toutes les informations utiles pour venir assister à ces conférences.
Le Conseil d’administration travaille activement à la préparation des conférences du second semestre : nous ne manquons pas de contacts, mais la difficulté est de fixer les dates pour probablement deux conférences à prévoir sur cette période.
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Nous espérons que cette année nous donnera l’occasion de lancer de nouvelles initiatives, en particulier pour sensibiliser les adolescents et jeunes adultes aux enjeux actuels du dialogue judéo-chrétien. La présence d’adhérents de plus en plus nombreux ayant des enfants de cette génération,  et soucieux de transmettre des messages de fraternité concrets, nous donne une nouvelle occasion de lancer une action avec ceux qui nous l’ont proposé : n’hésitez pas à vous manifester si cela vous intéresse.
La dynamique de notre groupe, que ce soit par l’arrivée régulière de nouveaux adhérents ou le renouvellement fidèle des cotisations annuelles, nous permet de renforcer chaque année l’activité de notre association. Comme elle repose essentiellement sur vous tous, nous souhaitons que pour 2017, chacun d’entre vous puisse relayer nos messages ou nos invitations à au moins deux de ses meilleurs amis, mais avec une recommandation personnelle, pour les inviter à venir nous rejoindre.
Même si seulement une partie de ceux-ci, en vous suivant, entendra votre message, cela nous aidera à étendre les bienfaits d’un dialogue qui atteindra bientôt ses 70 ans d’amitié, ce qui reste encore peu de chose après deux millénaires pendant lesquels deux frères se sont trop souvent éloignés, ignorés, méprisés ou persécutés.
Bonne fin d’année et tous nos vœux de bonheur pour 2017. Que la Paix soit avec vous.

Pour l’association,
Pascal CLICQUOT de MENTQUE
Président


mardi 13 décembre 2016

Conférence du jeudi 2 février 2017: Israel-Palestine, quelles raisons d'espérer? par Florence et Michel Taubmann

Florence Taubmann, Pasteure de l’Eglise Réformée de France et ancienne Présidente de l’AJC de France, de retour d’Israël, après avoir passé deux ans d’études hébraïques à l’Institut Albert- Decourtray (sous la direction du Père Michel Remaud) de Jérusalem, avec son mari Michel Taubmann, correspondant pour la chaine TV i24, vient témoigner de son expérience de terrain et donner un éclairage sur les racines de ce conflit et les conditions nécessaires à une paix qui doit rester possible.


Résumé:
On ne peut aider à l'avènement de la Paix au Proche-orient si on refuse de voir l'angoisse des Israéliens par rapport à l'avenir de leur pays en tant qu'État juif et démocratique. Cette angoisse est partagée par beaucoup de juifs de la diaspora notamment en France. Je la ressens aussi. En tant que chrétienne, je me reconnais héritière du judaïsme, par lequel j'ai connu le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Pour moi, le lien intime du judaïsme avec la terre de Sion est indiscutable, pour des raisons à la fois bibliques, historiques et spirituelles. J'ai très peur aujourd'hui pour Israël : peur des menaces qui pèsent sur Israël, peur de la peur d'Israël, peur de la faute politique, peur que la vie y devienne impossible. Peur enfin du spectre de sa disparition à moyen terme. Cette peur n'est pas seulement le fruit de l'angoisse millénaire du peuple juif. Elle est alimentée de toutes parts.

mardi 18 octobre 2016

Conférence du 16 novembre 2016: La Lettre et la Terre Le judaïsme entre diaspora et retour en Israël par Marc Rastoin

En exclusivité
Conférence inédite à partir du livre à paraître de Daniel Boyarin,
par son traducteur officiel

Daniel Boyarin s’était penché, dans Le Christ Juif, sur le judaïsme et les chrétiens des premiers siècles.
Dans son nouveau livre (A travelling Homeland), traduit par Marc Rastoin, sj, (Une patrie portative - Le Talmud de Babylone comme diaspora), il revient au Talmud et son lien à Israël, en posant la question de son rapport avec la diaspora, sans  nier ni sacraliser l'importance de la terre.

Le sionisme, religieux ou pas, et le lien entre exil et diaspora sont ainsi étudiés à frais nouveaux et peuvent interpeller les chrétiens d’aujourd’hui, confrontés à leur tour à une sorte de statut de minorité.

Mercredi 16 novembre 2016 à 20h30 
Salle Saint-François
Paroisse Saint-Léger
20, rue de la Maison Verte
78100 Saint-Germain-en-Laye


NOUVEAU
Vous pouvez télécharger le fichier audio de la conférence en cliquant sur ce lien.

mardi 4 octobre 2016

Lettre aux adhérents N° 8 – Roch Hachana 5777

Chers amis,

Il est juste temps de vous envoyer cette lettre, à la veille du nouvel an 5777, où le peuple juif fête la création et invite à la partager avec toute l’humanité, dans la fidélité à la Promesse de Celui qui ne peut pas se déjuger.


L’Eglise Catholique et la Fédération Protestante de France se sont à nouveau unies pour encourager toutes leurs paroisses à envoyer une affiche ou des cartes de vœux à leurs amis de la synagogue.